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450 Bornes autour de Paris-Tours

mardi 28 juillet 2009, par Krusti

Vendredi 24 Juillet 2009 Paris-Tours porte à porte.
(249 Bornes)


Si je précise porte à porte c’est qu’il est bien possible qu’à l’avenir je parte de St Arnoult en Yvelines, St Rémy les chevreuse ou bien encore Dourdan... qui sait ?
En effet la sortie de Paris ça ne participe à la magie du voyage que si, comme moi, on veut y mettre du « symbolique ». De chez moi à chez moi en somme...

Bref départ 4h15 après un réveil difficile une courte nuit succédant elle même à une soirée morose et mal-alcoolisée. J’ai un peu d’appréhension mais je ne me sens pas de faire marche arrière.
Andorra est blindé de luminaires : J’ai placé mes 2 lampes de Bordeaux Paris par dessous le cintre ce qui permet au porte document transparent contenant le road book d’être normalement positionné.
Tout cela s’avérera bien pratique. A l’arrière j’ai ma super sacoche Vaude avec un Triple led rouge. Également un triple led rouge sur le hauban gauche de sorte que je suis tranquille au niveau sécurité.
De plus j’ai placé le triangle fluo importé des US par mon cyber-complice JeanBap du forum des rubans blancs.
Bien sur gilet Orange Fluo en sus. Bref une torche sur roue.

Il fait bien sur nuit noire. Je connais le trajet de mémoire a priori jusque Gometz le Chatel pour l’avoir travaillé récemment. En fait j’ai un léger flottement à Cachan un autre à Antony à part ça je file. J’arrive à Saint Arnoult en Yvelines le jour est déjà levé.
Je suis plutôt physiquement en forme. Psychologiquement c’est + douteux.
Je me demande si ça va pas être une galère. En fait le road book préparé à l’aide de ViaMichelin et d’open runner va s’avérer totalement adapté et sans doute me rassurer. D’ailleurs la concentration nécessaire quand on roule seul est aussi un plus. Certes ça pompe de l’énergie et en même temps “ça occupe”.
Je m’arrête peu souvent. En fait je me suis fixé comme stratégie de filer jusque Chateaudun (en gros le milieu du trajet) d’une traite.
Aprés Chateaudun, le déclic aura eu lieu. Ce déclic qui dit « à partir de maintenant plus de marche arrière nécessaire quoiqu’il arrive... »
La campagne autour de Chateaudun (avant et après donc) est tout simplement magnifique.
Ce sont les alentours du Loir. Une succession de petits villages plein de cachets, chacun mériterait que l’on s’y arrête. Saint Martin du Péan, Donnemains Saint Mames St Christophe,Cloyes sur le loir... j’en passe...

Un arrêt très rapide à Chateaudun. Jusque là le vent d’ouest, marqué sans être un frein trop important, ne me dérange pas trop. Mais bon la présence d’éoliennes, de dos et en état de marche disait bien que ça soufflait un peu.

C’est à la Ville aux clercs (Km 160) que je choisis de faire une 2° pause l’arrêt à Chateaudun n’ayant été qu’une histoire de boisson/Bidon. Là je descends dans un bar tout ce qu’il y a de plus rural. Les regards sont étonnés. Je suis en tenue club PSA des pieds à la tête, ça doit faire un rien pro, d’autant plus que j’ai la ligne en ce moment. :-)
Un bon sandwich jambon sans beurre, un perrier et hop ça repart.

C’est après la Ville aux clercs que les choses vont se corser. Avec 160 bornes dans les pattes et malgré une grosse patate (qui ne se démentira pas du WE) je n’avance plus par instant. Pis, l’orage démarre. Arrivée un peu avant Montoire sur le Loir à « Les Roches l’évêque donc » je me précipite sous un porche particulièrement bienvenu lors d’un orage vraiment impressionnant.
L’occasion de sortir le vêtement pluie jaune Campagnolo et de recouvrir la sacoche Vaude... Je repars.

Un peu par hasard je retrouve mon chemin (la lecture d’un roadbook par temps détestable c’est pas le même exercice croyez-moi) et voila « Lavardin » un site magnifique.
Ce village classé parmi les plus beaux villages de France. Prix à payer, un raidillon de la mort pour en sortir.
Il reste encore autour de 80 bornes mais je sens que l’affaire est dans le sac. Des noms qui commencent à me chatouiller la mémoire, celle de ma jeunesse, celle de mon chez moi. Monthodon, Saint Laurent en Gâtines...et,last but not least, Nouzilly. Tel Ulysse remarquant «  Ithaque sa féta, ses olives... vous souhaite la bienvenue... »
Au collège, les copains arrivant de Nouzilly (également de Chanceaux, notre dame d’Oe etc etc) étaient véritablement les campagnards de la bande...

Bref ça pleut pas mal mais le plaisir de rouler et d’arriver est là, d’autant plus que les jambes posent peu de Pbs. Bon, une légère douleur au genou droit (qui disparaitra) et une petite tendinite au talon d’achile droit (qui ne me quittera plus je l’ai encore ce matin).

Je m’arrête devant un panneau, Nouzilly, pour le fun et repart sans rien demander, ça dort par là. La traversée de ces village me rappelle notre périple en Belgique avec là aussi la traversée de villages fantôme.

En arrivant par Langennerie à Tours Nord je bifurque volontairement et traine tranquillement dans le quartier de l’Europe, où j’ai passé tant de temps adolescent.
Je me perds par instant effaré par la croissance urbaine.
J’arrive finalement pile en haut de la tranchée. Je me retrouve sur le pont de Pierre avec un sentiment délicieux, et ça valait le coup, rien que pour ça.
J’ai fait 250 bornes de vélo pour ressentir ça...cet indéfinissable ça.
Direction la terrasse du Tourangeau le compteur est à 248.99. il est 16h45
A peine assis et des visages connus apparaissent. Où sont mes lunettes noires ?

Samedi 25 Juillet Tours Contigné (115 Bornes)

Il est 6h15 / 6h30 quand je monte sur mon vélo. J’ai très peu dormi malgré la qualité du lit. Dans le préparation de ce WE cette partie que je vais affronter n’a fait l’objet d’aucune inquiétude. J’avais la certitude d’être en pays conquis, ce qui n’était pas le cas pour la partie Paris-Chateaudun de la veille. Cette funeste vanité je vais symboliquement la payer.
Je quitte la maison de mon Ami Kompay dont je tairais la qualité de l’accueil pour ne pas faire de jaloux chez les randonneurs au long court, (bon sang quel resto ce vendredi soir !!!!!) pour me retrouver donc place Plum’ vu que c’est là qu’il habite, ce qui est un sacré coup d’œil de l’histoire, enfin de notre histoire !
J’ai un peu froid j’ai peur d’être un peu léger en textile. Je le sens pas du tout ce départ.
Je reprends le pont de pierre et déjà les jambes répondent, ce qui est La seule bonne nouvelle de ce décollage.
Andorra, bien qu’un peu alourdi par le matos à emporter est un vélo formidable, souple et agréable à piloter. Je monte la tranchée comme un faux plat et je me retrouve à prendre la route du Mans sans difficulté sauf cette vision du brouillard qui se précise.
Une « envie de lire en urgence la Nouvelle République », si vous voyez ce que je veux dire, apparait. Je prie Saint Bar-PMU pour qu’il en ouvre un. Rien à la membrolle il est beaucoup trop tôt. Les ronds points et les routes en réfection se succèdent en quittant . Tout d’un coup crevaison. Je le crois pas. Il est 6h45. A l’arrière sur un pneu quasi neuf.
Un moment je me demande si je ne vais pas demander de l’aide par téléphone et rentrer en train fissa. Je répare sans trop de galère mais avec le moral dans les chaussettes. Ceci dit génial la pompe CO2.
Direction Chateau la Vallière.
Longues lignes droites (Tours Contigné ce ne sont que de longues lignes droites), je suis pas à l’aise avec mon « mal au ventre ». J’envisage de m’arrêter en pleine nature mais le brouillard associé au froid me dissuade.
Arrêt donc enfin à Chateau la valliere dans un petit hôtel bar restaurant tout ce que j’aime. J’en profite pour reprendre un Café crème avec « prince » à la clef. Je lis la Nr et Go... Là maintenant le brouillard se dissipe laissant la place à un assez beau soleil.
La température grimpe un peu et je roule pas mal. J’envoie même. Le vent d’Ouest (donc pleine gueule) est toujours là mais vraiment pas très violent. Je me dis néanmoins qu’avec ce petit plus dans le dos ça doit bien faciliter le retour. Je pense déjà à demain matin.
Le RV en gros est vers les 13 Heures à Contigné. Je serai vers les 11h15 à Chateauneuf sur Sarthe soir 6 Km avant l’arrivée...
115 Bornes assez faciles au final malgré un départ très stressant.

Chateauneuf sur Sarthe

Un certaine idée de Contigné.

Contigné

Dimanche 26 Juillet Contigné Le mans (75 bornes)

A Contigné où je rejoins le Bun’s et toute la famille je dors dans une tente (all inclusive). J’ai rien à faire tout est prêt ! Pour autant je suis pas un grand campeur devant l’éternel. En pleine nuit j’ai froid et je met mes socquettes de vélo en regrettant de ne pas avoir emmené de vraies chaussettes de montagne. Malgré tout à 9h00 je décolle. En vrac. Ma belle maman se sera levée à 7h00 pour m préparer du café...

Le courier de l'Ouest

Camping

Je ne sais pas pourquoi je n’ai pas travaillé le retour. Je sais que je prendrai le train mais où ? A sablé (1 changement au Mans puis Paris) ? Au mans ou à Tours (direct pour Paris) ?
J’abandonne l’idée de Tours. C’est le scénario le + long et venir à Tours seulement pour prendre le Train... Reste Le mans (70 bornes a priori) et Sablé l’hypothèse de faignant (19 bornes).
Bon après un arrêt/café à Miré j’envoie sur mon petit vélo. Bien moins stressant que le départ de Tours la Veille, j’apprécie peu d’être seul... Mais les jambes sont là je roule assez vite sans forcer ce qui est bien réconfortant. Arrivé à Sablé je file à la Gare il est 9h50. Je prends un billet Sablé Paris avec changement au Mans, le départ est vers 12h 48 et la correspondance vers 15h et quelque. Je réalise que ça va me faire un temps infini à attendre. Je change d’avis et décide de poursuivre jusqu’au Mans. J’ai donc fait un don de 6 Euros à la SNCF.
Je roule bon train sur des départementales magnifiques.
J’arrive au Mans il n’est pas midi. Un sandwich aux rillettes (ben oui il faut bien pacifier nos relations avec cette bourgade)...

Rillettes du mans.

et je saute dans le 12h59 direction Montparnasse par le TER.
Arrivée Paris et là... bloqué par le Tour de France. Un comble.
J’ai bien galèrè pour rentrer à la maison. Pour m’apercevoir que mon pneu arrière était en train de se dégonfler...

Conclusions globales en vrac :

Je suis vraiment content de mon équipement. Sacoches Vaude (2,une sous la selle fixé à la tige de selle, l’autre sous le cadre), le triangle de sécurité, mon système de lumières, et que dire de mon vélo ?... Un bonheur. C’était un bon achat que ce Commençal. Il commence à être bien amorti !!!

J’ai découvert des villages remarquables. Autour du Loir, de La Sarthe notamment.

Les jambes semblent de retour.

Rouler seul. Bof sans plus. Je le referai car j’y serai sans doute obligé mais ma préférence reste au binôme voir plus.

J’ai pris un train autorisant le transport de vélos sans pour autant disposer d’une voiture spéciale. Résultat j’emmerde tous le monde (j’exagère) dans le compartiment vide du coté de la ferté Bernard, un peu moins arrivé vers Rambouillet...

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Andorra dans le train (1/2)
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Andorra dans le train (2/2)

Je vais chercher des pneus encore plus résistants que le GP 4000.

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