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Bordeaux-Paris Randonneurs (628 Km-32h10). Vol 1/2

samedi 21 juin 2008, par Krusti

Ce texte respecte la norme Frogus Language -quand même- n’existe pas on écrit -comme même-.

Krusti bleu foncé

Fanfan Vert

Enzo Indigo dernier chapitre.

Bordeaux-Paris 2008 (32h10)

Je dédie pour ma part ce CR à Bob l’éponge, qui m’a redonné le goût du vélo et de quelle manière… A mon Malik dont les ressources sont décidément inépuisables… A Enzo et Fanfan avec qui plus rien ne sera désormais comme avant et bien sur last but not least à mon Bun’s la première de mes supportrices … Il était une fois… En décembre dernier, afin de donner du sens et de la réalité à la longue préparation qui devra nous amener où l’on sait en 2011, je propose de placer à notre calendrier le fameux Bordeaux-Paris plus de 6 mois après donc. Même pas mal. Nous voila vendredi 20 juin aux portes du fameux challenge. Quittons Paris et rallions Bordeaux…Voiture de location, Enzo aux manettes, récupération du Krusti et du Fanfan et nous voila à Fontenay aux roses chez Houdini.Première étape, dépose des rubans adhésifs, marque de fabrique des Frogus.Organisation et logistique, Enzo et Houdini c’est du solide.A ceci prés qu’il aurait fallu un 15 tonnes vu le matos embarqué. Si le vélo de notre tri athlète n’était pas déjà à Bordeaux nous étions KO.

Vendredi matin : réveil tranquille vers 9h, Stéphanie est allée emmener Lola à la crèche à ma place et j’ai donc pu accumuler quelques heures de sommeil qui me seront bien utiles. Oui je sais j’ai une femme exceptionnelle, j’en reviens toujours pas depuis toutes ces années. Côté préparatifs je suis à la bourre comme d’hab, mon boulot ne m’ayant pas laissé beaucoup de répit. J’ai bien du passer 4 fois chez D4 la dernière semaine ceci dit : vêtement de pluie, manchettes etc . c’est quand même un truc de dingue qui nous attend. Je viens de réaliser avec Enzo qu’il n’y a que deux ravitaillements sur le parcours, autrement dit presque rien en regard des 35 heures qui se profilent. La présence de Malik nous rassure tous sur ce point, elle se révèlera parfaitement indispensable.Côté préparation sportive j’ai fait ce que j’ai pu depuis Paris Boneffe compte tenu des impératifs professionnels et familiaux (une sortie d’une cinquantaine de bornes en semaine et une sortie un peu plus longue le week end) mais je sais que c’est largement insuffisant et que je risque de le payer sur la deuxième moitié du parcours. 11h30 Enzo et Krusti sont à l’heure prévue en bas de chez moi, l’organisation de ce Vendredi sera remarquable, du Enzo quoi. Le vélo et le reste sont casés dans le picasso, direction Fontenay pour récupérer Houdini, son sac microscopique et les autocollants « Team Frogus » et c’est parti. Il règne une ambiance de départ en vacances dans la voiture et c’est trop bon ! Le plan est de récupérer les plaques et les feuilles de route dès notre arrivée et d’en profiter pour choper mon paternel direction St André de Cubzac.

Arrivée royale chez notre Chipie33 [size=18]Mme Enzo[/size] et Lou ravissante petite fille toute contente de voir débarquer cette bande de Furieux.Il faut vous dire qu’au passage nous avons connecté avec le St Patron lors de la remise des plaques au « Village » associé à l’épreuve…. L’accueil chez Christine est remarquable. Elle nous loge, nous nourri et s’absente lors de Croatie-Turquie. Merci à toi copine. Je me retrouve à tester le lit de camp prévu pour le lendemain si nous trouvons le temps de nous reposer lors du trajet. Au petit matin après 4 heures de vrai/faux sommeil nous sommes debout. Fanfan toujours rebelle aux intraveineuses accepte une injection par l’oreille. Pour ma part considérant que tradition et cyclisme ne font qu’un, je refuse l’innovation. Une certaine idée de l’amitié et du respect m’empêchera de donner ici d’autres informations sur la méthode que choisira Enzo. Malik, lui, ne trouvera pas de cognac et se contentera donc d’un verre de blanc. Ah oui la veille, Fromage, bière et vin blanc. Mais pâtes aussi. Arrivée sur les lieux du départ. Être passé la veille pour les plaques nous met à l’abri d’un stress supplémentaire… heureusement car j’ai déjà mes propres soucis. D’une manière incompréhensible ma roue arrière semble mal se caler et empêche l’étrier de se positionner convenablement. Je suis intérieurement effondré. Moi qui considère que le seul « défaut » du cyclisme c’est la dépendance au matos me voila servi. Résultat même après intervention de mes potes je suis condamné à rouler étrier ouvert, mon frein arrière ne sera donc qu’un vague ralentisseur… La petite reine me fait la gueule ? J’aime pas ça. Enfin je vérifie mon compteur il sommeille. [b]Non.[/b] Pas toutes les galères dans la même journée ? Résultat je peste encore. Nous voila au petit déjeuner à 5h45 pour un départ 6h00 heureusement en face du local. J’ai mon aimant dans la main et la petite cuillère dans l’autre. Par un miracle inattendu (forcément un miracle) je vais visser une nouvelle fois l’aimant régler au mieux le face à face avec la partie fixe de l’affaire et hop quand je lance la roue… Les infos apparaissent. Au moins un truc de réglé. Une fois passée le contrôle lumière + casque l’ambiance est bon enfant. Où est le St Patron qui dormait à l’hôtel prés du départ ? Fanfan sort son portable pour démarrer une conversation et …. Comme dans un film pour enfants, la distance de 2 vélos les sépare.

Petit coup de stress quand je ne trouve pas mon père à Artigues et qu’il est injoignable, Krusti et Enzo partent faire quelques courses pour ne pas perdre de temps. Je réussi finalement à joindre le St Patron à son Hôtel et nous partons chez Christine. Les derniers préparatifs vont bon train et nous passons à table. Christine nous a préparé un bon petit repas arrosé comme il se doit, tout çà avec modération étant donné les circonstances mais personne ne boude son plaisir. Un grand merci Christine, çà fait du bien une petite soirée comme çà la veille.La petite Lou est adorable, le calme olympien de mon paternel tranche avec nos discussions sans fin concernant l’organisation avec Malik, faut dire qu’il en a vu d’autres, le St Patron ! Il est juste inquiet quant à la météo qui s’annonce caniculaire (35° à Bordeaux), il n’aime pas çà et çà va effectivement lui gâcher son BPR2008. Nous le ramenons à son hôtel puis, les Turcs ayant renversé la situation face aux Croates, chacun essaie de trouver le sommeil. 4h Samedi le réveil sonne, la nuit a été courte, j’ai du m’assoupir par moments mais rien de plus. Petit déjeuner rapide, c’est surtout le stress d’arriver à l’heure au départ qui domine, nous ne sommes pas en avance. Sur place nous montons les vélos, Krusti a des soucis avec ses étriers de frein, de mon côté je peine à gonfler mes pneus, j’hésite encore sur les textiles, bref ce n’est pas la sérénité. Nous sommes parmi les derniers au petit déjeuner que nous avalons rapidement, contrôle des vélos, premier coup de tampon et nous intégrons la file de départ. J’arrive à joindre mon père et miraculeusement il est à 5m devant nous, nous n’aurons donc pas de mal à partir ensemble. Il a été convenu que nous ferons les premiers kms ensemble avec le St Patron puis que les circonstances de courses décideront du reste. Une chose est sûre les 3 Frogus partiront ensemble et termineront ensemble sauf cas de force majeure.





















On y est… C’est impressionnant un tel peloton. Comme en course à pied il faut se méfier des dangers du départ. Si en CAP le danger vient des « détritus » sur le sol en vélo le danger vient des distances de sécurité. C’est parti, en route pour 600 bornes… Le temps est idéal, légèrement frais le jour se lève…De la balle. Je n’ai pas analysé le dénivelé, j’ai du avoir plusieurs fois des infos sur le sujet mais je n’ai rien « imprimé ». Sans doute un réflexe à la fois pour ne pas déflorer le sujet mais aussi peut-être, surtout, pour ne pas ajouter du stress. En tous cas avant le point de contrôle C1 c’est cool. Tout plat et sans vent. Autant dire qu’on roule plutôt bien et surtout très groupé. Gros peloton alors grosse vitesse sans fatigue. Nous ne sommes jamais sous les 25, pratiquement tous le temps autour et au dessus de 30. On se régale mais un BPR c’est pas si facile… Météo, le chaud attaque.On arrive au Km 104 premier contrôle et là ça chauffe dur… Rafraichissement, lingettes pour se nettoyer, nouveaux textiles pour quelques-uns et là déjà le [b][size=35]+[/size][/b] que constitue « une voiture suiveuse » est appréciable.

6h c’est parti, départ groupé des « moins de 35 heures », çà joue du frein, on pose souvent pied à terre, c’est mon premier départ de ce type en vélo, ma première plaque de cadre aussi. Enfin nous roulons, depuis tout ce temps et tous ces préparatifs cette fois nous y sommes. Les premiers kms sont plats et, départ groupé oblige, nous nous trouvons en peloton. Conséquence immédiate çà roule facile, très facile et les kms passent vite. Nous prenons la décision assez rapidement de ne pas s’arrêter au km 50 comme prévu initialement pour continuer de bénéficier du bon groupe dans lequel nous nous trouvons. Enzo a eu la bonne idée de prendre une oreillette et communique avec Malik par ce biais. Le vent est nul ou favorable, il fait déjà chaud et nous arrivons au premier point de contrôle km 104 assez euphoriques. Nous nous sommes bien économisés dans le peloton, la confiance est au zénith et musculairement je suis très bien. Nous trouvons facilement Malik qui s’est garé à côté des autres accompagnateurs, il a tout préparé et nous pouvons nous restaurer, préparer le prochain relais et téléphoner aux proches pour rassurer tout le monde. Tout çà est fait au pas de course, il ne faut pas trainer et nous repartons après 30mn environ.












On repart et la course a changé. Saloperie. Maintenant il n’y a plus de groupe ou il va falloir les reconstituer patiemment. Le C1 a tout cassé. Première différence. Le thermostat céleste est sur Maxi.C’est un début de l’enfer. Deuxième différence. On arrive en Charente, c’est dénivelé à répétition. Troisième différence.

[color=Green]Mon paternel est toujours avec nous, çà me fait énormément plaisir de partager çà avec lui.Le second relais sera moins euphorique. Terminé les gros pelotons, nous nous retrouvons assez souvent à quatre et autour du km 150 les bosses s’accumulent. Il commence à faire très chaud et tout cela entame le physique. Nous buvons beaucoup et le prochain point de contrôle est au km 230.


Voila maintenant le KM 231 (C2) nous sommes dans la vienne. La dernière partie a été rude vraiment mais le moral est là et les jambes aussi…Malik monte en pression dans son job, il a fait l’acquisition d’une table de camping… Maintenant les autres nous regardent avec respect. Avant on ne lisait que de la crainte, dû à la présence de « Frogus Team » sur les pares brises. La chaleur et peut-être le fait que ma selle doucement descend (et oui je vous en parlerai bientôt), sont sans doute à l’origine d’une migraine désagréable. J’ai prié durant les 10 dernière bornes pour un bon Aspegic (merci Bun’s d’avoir organisé le petit sac de médicament…). Du café, un peu de salé et du sucré… Malik nous soigne alors on en profite bien.

Malik essaie de trouver un endroit avec une terrasse avant ce point de RDV imposé pour boire quelque chose de frais mais les patelins traversés sont déserts, beaux mais déserts, à l’exception de quelques « autochtones » qui se sont installés devant chez eux pour voir passer les coureurs et les encourager, c’est d’ailleurs très sympa. On se retrouvera donc au km 230. En attendant nous parvenons à renouveler les bidons chez l’habitant, puis à récupérer une bouteille d’eau tendue sur le bord de la route par une spectatrice. Le paternel est facile, il s’arrête deux fois pour un petit problème mécanique puis pour boire de l’eau et nous rattrape avec une facilité déconcertante, il envoie du lourd le Daddy à 70 balais ... Nous arrivons finalement au PK230 vers 15h, coup de tampon désormais traditionnel et nous retrouvons Malik qui nous a réservé un banc et installé une table de camping remplie de victuailles en tous genres, charcutaille, du sucré etc ... Un don du ciel, nous étions morts de faim et déjà un peu entamés à ce moment là et cet arrêt nous a fait un bien fou. Nous avons pris notre temps d’ailleurs, 50mn d’arrêt comme même ... Changement de textile (Enzo me prête un maillot léger que je n’avais pas en stock, c’est moi qui étais un peu léger sur le coup), crème solaire pour éviter de brûler (commandé auprès de Malik, une mère pour nous décidément) et c’est reparti. Je me dis que c’est maintenant que le match va commencer .










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