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Evry, c’est fini, et dire que c’était la ville de mon 3e Podium...

lundi 19 décembre 2011, par Krusti

J’ai beau être incorruptible, un GMI m’a offert un café d’entrée de jeu samedi matin avant les hostilités.
J’ai accepté.

Le tournoi des premières fois.
Première arnaque (un mot qu’il conviendra d’analyser, ce qui sera fait).
Première victoire en tournoi fermé officiel.
Premier gambit Staunton. Et encore je dis pas tout...


Matchs retour du tournoi fermé d’Evry. De la ronde 6 à la ronde 10.

Nouveau lecteur à qui on vient de signaler l’existence de ce Blog libre, gratuit, indépendant, qui en outre émerveille l’enfant, réjoui l’ancien, rassure l’infidèle tout en flattant le crédule, tu trouveras, par devers ce lien, un rapide CR du WE des matchs aller, sésame nécessaire pour subtilement déceler ce qui doit l’être au cours de cette lecture.

Samedi 17 Décembre.


Ronde 6.
Je suis donc en tête à l’entâme de cette ronde avec 4,5 /5 et je rencontre le deuxième à ... 3 points.
Amateur de tulipes (amusant non ?) je vais avoir droit à f5 et attendu que :

  1. Je ne suis plus trés chaud pour un gambit Krejcik (j’en avais certes gagné un au match aller mais contre un NC et sans être plus que ça convaincu, ni convaincant d’ailleurs... ).
  2. Manouk menace de démissionner si je continue à chercher du coté de 2.Dd3 (variante de Manhattan, Gambit Von Pretzel...des noms qui font pourtant rêver...)


j’opte finalement pour le trés apprécié Gambit Staunton : 2. e4.

Visionnage de cette triste PARTIE sans téléchargement

Un gambit plus central donc. :-)
En fait j’avais regardé un peu durant la semaine l’esprit de ce machin.
La ligne principale parait être assez limpide (quel kéké ce Krusti).
Sur l’échiquier ça se déroule vraiment bien (enfin je trouve) et nous voila bientôt aux portes du milieu de jeu.
Il me semble (ci-dessous) être un peu mieux malgré la concession de la paire de fous.
J’ai un pion d’avance (le comble du gambit) et je trouve mon devellopement plus harmonieux.


Oui mais non...
J’ai dû ensuite bien merdé pour me retrouver dans une position strictement égale.
A un moment (ci-dessous) , pourtant, je loupe le KO.
En effet De7 ou De8 avec De3 à venir est mortel.



Je vais choisir une autre approche de daube et, bien qu’obtenant un pion d’avance (ci-dessous)


...ça devait arriver ...je me retrouve dans une position impossible.
Je suis en zeitnot depuis un bon moment alors que les noirs disposent de plus de 15 minutes encore et pourtant l’incroyable va se produire. Dans la position archi-perdante (ci-dessous) mon adversaire va oublier la régle du carré du pion, rien que ça, et laisser mon pion f aller à dame !!!
Je n’en crois pas mes yeux, je joue à fond (ce qu’il fait aussi, piège) comme si l’incrément était de 2 secondes.
Et il faudrait continuer à ne pas croire en une instance supérieure et machiavélique ?


Le plus drôle (mais le plus pathétique aussi) restant, dans la position suivante, la double réactions à l’échec (je viens de faire dame) car mon adversaire joue un coup interdit (Roi a3) et moi pour couronner le tout et forcément a tempo, je le mate en b3 (coup interdit également aussi... évidemment).



Nous reprenons nos esprits tous les 2 et je conclue cette fois proprement et tranquillement.
Quelle histoire.
J’ai toujours considéré aux échecs l’utilisation du mot arnaque comme navrante puisque précisément elle ne correspond pas à ce que le terme veut dire du coté de l’arnaqueur. En revanche il me semble bien que du coté de l’arnaqué, le compte y est.
Les noirs disposaient de la victoire sur un plateau, ils perdent, victime d’une illusion d’optique , de la pendule, du stress ou que sais-je encore.
En totale contradiction avec la position en quelque-sorte.
Bon, je préfère dire que la chance tourne... ;-)
... et hop je suis à 5,5/6 éloignant encore un peu plus mes poursuivants, plusieurs points FIDE au passage dans la besace.

Ronde 7.

Visionnage de LA PARTIE sans téléchargement

Oleksiy (j’ai oublié de l’interroger sur cet exces de voyelles à la fin de son prénom) joue la défense Owen. Je connais pourtant un peu et je la trouve trés passive.
Son coté soporiphique va fonctionner je vais perdre un pion comme un débutant. Piqure interessante qui me réveille. Je parviens à lui prendre ensuite un fou (donc pour 2 pions) et par le sacrifice (ci-dessous) T x d6 (avec à venir ... Dxd6 Fxb5 et derrière le trés génant Dxf8+ ) j’achève le boulot.



Carton plein j’ai 6,5 / 7 il reste 3 rondes le lendemain.

Trés courte nuit...

Dimanche 18 Décembre.


Ronde 8.
Je rencontre un NC, Laurent et j’ai les noirs. Début Colle.

Visionnage de LA PARTIE sans téléchargement

Je connais pas trop mal le début colle (mais coté blanc) pour l’avoir joué avec bonheur pendant plusieurs mois (comme si ça suffisait doivent dire mes lecteurs GMI / MI etc etc jusqu’à 2200 disons :-/ mais en partant par le sommet. ).
Mon adversaire, par c3 au 3 éme coup, s’interdit il me semble par là même une certaine souplesse (voila qui prouve bien une lecture précise du site de petitéglise qu’il avait commis adolescent... Ceci posé l’édifice est solide.
Tu m’étonnes John.
Je joue un truc à base de fous en fianchetto des 2 cotés et j’attends. C’est long, tendu et je fais le dos rond n’ayant aucun avantage et étant plutôt sous (une sale ) pression. En même temps j’ai les noirs. ;-)

Le moment vient où les blancs n’ont qu’un coup à jouer (Dixit Fritz, oui je sais Fritz....voir ci-dessous).
Là, déjà, je respirais de toutes façons. Mes tours font le boulot et je suis sur la 2°. Les blancs optent pour le fatal De3 (il fallait jouer Dxc4 a priori). Ensuite sur Da4 les blancs répliquent par Tf1 et propose aux noirs en technicolor d’envoyer “massacre à la tronçonneuse”.


Last, un peu de technique ( comme ont dit dans les revues) et c’est fini.


Un NC coriace, je l’avais déjà dit ronde 3. Tenace et n’ayant pas commis de gaffe cette fois-ci. A suivre...

J’apprends à la fin de cette ronde (il en reste 2 ) que j’ai définitivement et quoiqu’il arrive remporté le tournoi, il y a un forfait pour cette journée.

Ronde 9.
Forfait de mon adversaire.
Un sentiment de plénitude m’envahi. Je suis assis dans un fauteuil rouge, en face de moi ce golmon de Jean-Pierre Coffe et à ma gauche vanessa Paradis, car oui, chez Drucker, on peut inviter ses ami(e)s ou ses ex.
Je me réveille soudainement et me dis que la fin de ce dimanche va être longue...

Ronde 10.
La dernière ronde sera une nulle rapide (j’ai les noirs = gambit From) sur laquelle mon biographe, le jour venu, recueillera mes précieuses confidences. Accessoirement celle de mon sympathique adversaire.

A bientôt, ici ou ailleurs...

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