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Le Marathon de New-York 2006.

dimanche 5 novembre 2006, par Krusti

On peut reconnaître aux Américains de New-York un sacré savoir-faire pour tout ce qui touche à la fête...
Après un petit déjeuner avec mon pote Kompay où je croise Diagana, Chauchau et Rémond, nous voila dans une queue infernale en longueur à la Librairie de NY.
Il s’agit de choper un bus pour partir à Staten Island, aire de départ. Le système de récupération des sportifs est tel que c’est une queue dans laquelle on arrête quasiment jamais de marcher Shocked . Un régal en terme de logistique.
Ca démarre (il faudra un jour que je vous raconte l’anecdote du chauffeur stoppant son bus et quittant son volant pendant 5 minutes après avoir fait rire une partie de l’assemblée stupéfaite). Nous nous retrouvons sur le pont et là ça bouchonne grave de chez grave. Exactement comme l’avait évoqué Gavroche la veille quand nous nous sommes rencontré pour l’international FriendShip.
Trop drôle de rencontrer Gavroche. Very Happy
On arrive sur un parvis genre immense bretelle d’autoroute et à peine sortie du Bus une petite bande de Cheerladers américaines se met à nous encourager.
Comme dira plus tard Gavroche : On avait encore rien fait.
Tout est immense. Des Hélicoptères tournent, des camions marrons UPS en pagaille, des files d’attentes aux toilettes à faire frémir Woodstock.
Des policiers par dizaines avec des motos en domino penchés, rutilantes, un mélange de séries américaines récentes et de littérature à la Goodis.
J’ai vu des participants étonnants et je me suis demandé s’ils venaient pique-niquer. Des sacs avec 3 bananes, 5 cookies énormes un harnachement pas possible, sans pour autant paraître membre du Staff de Lance...

On avance par paquet après presque 2 heures d’attente. Et à la fin de cette période mon pote Kompay, disposant d’un dossard bleu retrouve son SAS et là, surprise, apparaît Gavroche (déjà rencontré la veille sur la course dite de l’Onu donc. Serait-elle partout et incontournable à NY Laughing . C’est bien car seul c’est un peu Ch.. surtout par 4° avec un peu de vent...) c’est véritablement à ce moment là que je m’aperçois que l’histoire des couleurs de dossards parait bizarre....
Qui part devant ? Enfin bref quelqu’un m’expliquera surement ici ce que je n’ai pas compris sans trop m’inquiéter là-bas.
Arrivée sur le pont et là... Les hélicoptères en l’air, Springsteen et puis New-York New-York de Liza Minelli*, tout ça c’est beaucoup de frisson dans les échines.
La course démarre et le dénivelé permet de mesurer longtemps la marée humaine qui déferle sur Brooklyn.
Un membre de la troupe Française Thomas Cook semble avoir sacrifié son Sweet (pourtant de qualité) afin de le placer au milieu du pont sous la forme d’un épouvantail. Effet réussi.

J’ai toujours beaucoup de respect pour les anglo-saxons sur le registre du rapport au Handicap. La CAP, même continentale, est par ailleurs une vraie école de savoir-vivre avec nos frères coureurs frappé par l’infirmité. Alors un Marathon Anglo-Saxon. Chapeau aux concurrents et aux organisateurs.

Une fois le pont passé (je ne vous dis pas la vue faut garder le suspense) ce qui surprend c’est ... ce à quoi pourtant on s’attend le plus à savoir la densité de spectateurs. Ils sont partout. Sur les bords de la route bien sur, aux fenêtres encore, c’est impressionnant. Le problème pour moi c’est que c’est tellement émouvant que je participe à l’évènement autant que je peux, j’applaudis les spectateurs qui nous le rendent en mille, je frappe dans les mains qui se tendent pour cela et ça continue pendant des Kms et des Kms.
En fait de miles en miles, car il faut bien le dire ça surprend même quand on s’y attend. En fait c’est en terme de ravitaillement que ça pose PB. Les miles + l’absence de ravitaillement solide hors le 18° Mile ça fait drôle. (A Paris je refléchis pas, je m’arrête quelques secondes je bois et j’emporte une bricole) là ça renvoie à des questions comme, est-ce que j’en prend assez ? (de sa propre réserve embarquée bien sur) en terme de fréquence etc etc.
A noter la nécessité de tester le Gatorade avant car en effet tous les 2 miles il y en a et ceux qui ne supportent pas sont mal (j’en connais) ils se retrouvent condamné à l’eau plate qui ne manque pas ....
Les petits et grands panneaux que tendent les spectateurs sont un régal. Je n’ai jamais vu ça, en permanence du bruit du chant de la musique des tonalités de la ville, le tout en puissance maxi dans une ambiance de folie.
Les Américains de New-York aiment leur Marathon.
Le problème c’est qu’au Km 10 je m’aperçois que je cours autant avec les bras qu’avec les jambes, à gesticuler tous le temps. Je décide de me placer un peu au centre de la voie pour ne pas être tenté par le contact avec la foule. Et les miles défilent... Ce qui surprend également et là je tiens à permettre à mes successeurs de bien préparer leur affaire c’est que quand on dit que le marathon de New-York est tout sauf plat !!!! Eh bien c’est fichtre vrai. Les ponts ? Il y en à 5 et tous ont été construit un jour par un architecte n’ayant qu’une obsession : Poser problème aux futurs Joggers....
Bon il me faut finir ce CR :
C’est vers le Km 25 que ma Femme et notre amie m’encouragent à l’aide des fameuses pancartes ING. Du bonheur. Je n’ai déjà pas un tempérament à abandonner mais là je sais que, sur les bases de 4h00 en plus auxquelles pourtant je ne crois pas et dont je me fous un peu, je le finirais ce p.. de marathon, même sur les dents s’il le faut.
On saute vers la fin et arrive Central Park. En fait une fois passée le dernier pont arrive le fameux poumon vert de la grosse pomme qui commence par de la route à ma plus grande surprise Shocked . Ce n’est que vers les 2 ou 3 derniers miles que la « Forêt » arrive et là c’est de la folie en terme de fête. Pas un cm de libre sur je ne sais combien d’épaisseurs de spectateurs. Comment ne pas se prendre pour une star ?
Facile, regarder son chrono. Wink
C’est plié, ce ne sera pas encore cette fois-ci sous les 4 heures mais ce sera toujours mieux que ce que je n’avais jamais fait. Comme si le bonheur de finir ne suffisait pas....
Si je voulais pompeusement rendre hommage à Zatopek en parodiant sa formule je dirais sans pour autant critiquer mon Marathon à moi de ma ville à moi que j’adore par ailleurs et vous le savez bien. Wink

Si tu veux courir un Marathon va à Paris,
Si tu veux vivre un Marathon va à New-York.

Un grand merci à tous.
*Mon rêve serait sur le marathon de Paris que le départ sur les champs soit envisagé sous l’angle musicale de « ça c’est Paris » de Mistinguett...

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