Contact Webmestre krusti.net@krusti.net et Twitter pour suivre sur FB... FaceBoucs
Accueil > Le vélo du Krusti > Le Ventoux par Sault - 2004.

Le Ventoux par Sault - 2004.

dimanche 30 mai 2004, par Krusti

L’ascension du Ventoux par Sault de Lolo & Krusti 2004.

Pas facile de faire un CR de l’ascension cyclo du Ventoux derrière celui, historique, de Bernard... C’est sûrement ceci qui explique cela...

Alors on va pas courir sur les mêmes bases ce serait perdu d’avance... Mais bon j’ai bien pensé à toi mon Bernard parce que même en nous faisant rire, tu nous a raconté l’enfer, et pour ce qui est de la fin du parcours du moins, c’était l’enfer.... mais sans rire.

Intro :

Le vélo pour moi c’est avant tout et surtout « Tours-Arcachon, Aller retour avec 3 potes à l’age de 17 ans » Yves BAILLEUL, mon si proche copain du collège Pierre de Ronsard à Tours Nord, aujourd’hui disparu, je l’ai appris il y a quelques semaines, Salut Yves on s’est bien marré ici bas, Patrick FACHET et xavier THIBAULT ...

Je roulais, je me souviens bien, avec le vélo blanc de ma sœur, pas de barre donc, et pour l’occasion, j’avais récupéré d’occase un « pignon 3 vitesses », et un mécano me l’avait monté moyennant un changement de chaîne au préalable... non budgété.

Un vélo 3 vitesses, un sac à dos (du surplus) plein, car il nous fallait, à quatre, emporter 2 tentes et tout le bordel comme dirait l’autre ...

Moins d’une semaine pour arriver à Arés, des étapes aux alentours de 100 Kms dont une de 160 j’avais oublié mon larfeuille au Km 80 ,il avait fallut faire demi-tour pour 2 d’entre nous, bref une sacrée putain de belle aventure....

Un « pignon de 3 vitesses avec simple plateau à l’avant » bien sur...

Je viens d’acheter un Spego 120 avec Dérailleur Campagnolo 9 vitesses et triple plateau à l’avant.... 27 ans ont passées.

La suite...

Enfin depuis rien, ou presque... Ah si une intéressante reprise au milieu des années 90 avec mon cobra 520 au double plateaux 46*36 doté d’un onze dents à l’arrière et quelques sorties de 100 kms et le plus souvent des parcours d’une cinquantaine de bornes, le canal de l’ourq, l’Est Parisien, parfois le Sud.....

Arrivent les années 2000 et le PBP du Gillou et du Bubu...

Enfin... on en avait entendu parler avec Lolo du Ventoux.... Alors on l’a fait....

Ma participation c’était pas gagné, quelques petits PBS de santé, douleur mal placée, tendinite du talon d’Achille pas complètement résorbée, bref le dimanche matin me voilà sur le vélo du Gillou (putain quelle plume !!!).J’avais pas de pompes, celles du Gillou, pas de cuissard celui du Gillou, pas de crème celle du Gillou, bref me voilà de pieds en cape sapé comme Paris Brest !

Lolo est sur son VTT, customisé pour l’occasion, et roule ma poule...

La veille nous avions « coaché » Gillou dans l’ascension par Bédouin ou il pulvérisa son record passant largement sous la barre des 2 heures... Quel effort ! Quel Exploit.... Là par Sault ça monte beaucoup moins au début.... mais ça monte quand même.

JPEG - 70.5 ko

Je pars plus vite que Laurent qui connaît quelque soucis avec son Spad. Le fait qu’il soit en VTT disposant d’un braquet genre 24 * 28 et que le Vélo du Gillou ne propose au mieux que du 30 * 25 (c’est pas un vélo de tafiote) fait que nous ne roulerons que très peu ensemble. Je prends donc le large, je suis pas très fier, inquiet d’avance.... C’est une matinée durant laquelle une course cycliste va nous doubler, des sérieux, les motards viennent nous prevenir de bien nous coller au bord de la route, de manière très sympa, et hop les voilà... c’est impressionnant, surtout les premiers qui semblent s’arracher grave les autres moins, chez les amateurs il doit y avoir un peu de tout. Dans tous les cas respect.

Gillou dans sa voiture passe de ma hauteur à celle de Lolo, ses propos sont réconfortants et motivants. C’est agréable de pouvoir faire confiance. Je me demande si ce n’est pas l’essentiel au fond. Faudra voir ce que dis Spinoza là dessus.

Le paysage est merveilleux, Foret, soleil, ça le fait. Après m’être arrêté un peu pour laisser passer le peloton je repars, sans douleur, arrive alors une partie du parcours étonnement facile. Je ne l’avais pas prévu... aussi je roule bien et je me dis, merde qu’est ce qui arrive à Lolo ? ça fait bien ¾ d’heure que je l’ai pas vu, quand tout à coup j’entend un type arrivant de derrière me doublant en me parlant de TGV !!!! C’est lui bien sur, je suis stupéfait et content, nous roulons un peu ensemble et arrivons au chalet reynard.

J’ai l’impression d’atterrir en Islande c’est inouïe.

On a beau entre prévenu, avoir vu et revu les photos ça fait drole. Le vert disparaît, paysage lunaire, ça à l’air de monter grave pour les derniers kilomètres, ça va être notre fête... Le gillou est à nos coté et là je vais le bénir.

Le premier à le bénir (mais dans un sens plus rustique) en fait, ça va être lolo... On est forcément dans le rouge des le chalet reynard passé ,et gillou nous encourage sans compter, « allez les gars, » « vas-y Krusti », « Allez lolo », il ne ménage pas sa peine le Luc Leblanc de notre Ventoux. Mais Lolo ça le gave et tout à coup, alors qu’il me précède, j’entend un « Putain arrete de nous faire chier et va la haut nous attendre bordel » qui me fait sourire intérieurement.... Pas payé le Gillou, mais c’est un bon coach il sait faire...

Je dépasse Lolo (toujours cette inégalité de braquet) et monte dans la douleur, régulièrement Gillou se place à mes cotés et ses encouragements sont précieux. Je suis un peu crevé quand même... Je m’arrête. J’en ai un peu marre je discute avec Gillou.

Il me motive, je remonte sur le spad, je roule quelques centaines de mètres je vois là haut cette putain d’antenne bon sang il en reste....

Je m’arrête une nouvelle fois c’est fini, j’appelle gillou, ma décision est prise, on balance le vélo dans le coffre et roule on s’tire je veux plus rien savoir... Je sais pas quels mots il va trouver mais quelques minutes plus tard quand lolo passe je me retrouve derrière lui et le suis.... Gillou m’a aidé à remonter sur le vélo j’avais trop peur de m’esquinter avec les pédales automatiques. Il a compris mon PB de braquet et m’invite à me contenter de rester dans la roue de Laurent. Ce que je fais quelques minutes.

C’est étonnant et la remarque me vient immédiatement à l’esprit, en vélo s’arrêter qques instants fait beaucoup de bien et permet de repartir, alors qu’en CAP je n’ai jamais rencontré ça...

Je m’aperçois que mon gros pb c’est de me laisser emporter par le 30 * 25, je veux pédaler plus vite que je ne peux, je mouline pas assez et ça me stress, je n’ai pas apprivoisé mon vélo voilà tout.

Assez content de cette découverte je sens que je vais aller au bout, je laisse Lolo et monte jusqu’en haut, je tombe littéralement dans les bras de Gillou, je suis vachement content. 2H10 me dit-il. Quelque minutes après, le Lolo Arrive photo, discussion, satisfaction, bière, retour hôtel, la vraie vie.

Le plus étonnant dans cette affaire c’est l’absence de douleur (pour lolo idem) dans les heures qui suivent et le récupération dont nous semblons faire preuve, le marathon et sa prépa quelques mois avant y sont pour beaucoup... En tous cas merci Gillou. De nous avoir offert ce moment de loisir.

Sur les traces du Bernard nous avons gravis le Ventoux. Bien sur avec Lolo, on se connaît, on va pas s’arrêter là, cette fois nous avions pris par Sault (la plus facile des 3 ascensions) la prochaine ce sera Malaucene ou Bédouin....

PS : Je ne sais pas pourquoi il me revient cette réaction d’Antoine BLONDIN un jour qu’il suivait le Tour de France et qu’il en avait marre de trouver de la dinde dans son assiette.

Antoine BLONDIN : « Si cette dinde monte avec nous à Paris, il va falloir lui donner un dossard ».

Rompez.

Répondre à cet article

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0
160