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Les 20 Km de Paris 2003.

dimanche 19 octobre 2003, par Krusti

Mon deuxième 20 Km.

Dimanche 18 Octobre 6h50 j’ouvre un oeil, Je ne me rendormirai pas. A 7h45 je me lève et jète un coup d’oeil par la fenêtre... ça a l’air de cailler grave. Quelques sérieux, en blousons clope au bec, marchent sur le trottoir en bas de chez moi. Ca me gonfle d’aller courir tout seul. Une seconde j’envisage d’abandonner et d’aller me remettre sous la bonne couette. Et puis non. Bun’s avait l’air si heureuse de venir me rejoindre aux alentours du Km 5 puis à l’arrivée... je peux pas faire ça.

Banane, fromage blanc, isoxan endurance (une gellule, merci Bubu)... et je pars sur mon scooter.

Arrivée sur place au pieds de la tour Eiffel... c’est impressionnant. Les rues sont fermées, des dizaines de coureurs-coureuses arrivent dont beaucoup sont couverts d’un sac poubelle troué pour laisser passer la tête. Je remarque que le XL dans ce vêtement c’est du 110 litres. J’espère qu’on peut en acheter par paquet de 5. Ca caille grave aux alentours de 8 degrés.

J’ai revêtu un haut acheté récemment, manche longue, le tout sur un T Shirt. Je traîne au village de la course. Je me rends sur le pont d’Iéna il est 9h25.

Un grillage canalise les coureurs, des passants sont sur le trottoir. En fait les passants sont souvent les proches de certains coureurs. Les habitués, au dernier moment, à quelques secondes du départ, passeront leurs affaires (survêtement, polaire, bouteilles...) de l’autre coté de la grille. Le coup de la bouteille dans laquelle on pisse, déjà évoqué lors du 20 Km de Tours il y a 3 semaines, est un classique. Il ne s’agissait pas d’un cas de cystite locale. A ma gauche c’est une femme qui va demander aux 2 types devant elle de bien vouloir faire écran le temps de .... A peine croyable.

Nous allons partir dans quelques minutes. Annick Lepetit est sur l’estrade, Raquil également. Il a l’air franchement sympa le Raquil, en tous cas très souriant. Braouzec est annoncé... Lui il court (il fera 1h45). Annick Lepetit courrait bien mais bon, voila, vous comprenez.

Au moment du départ, c’est trop drôle, un max de sac poubelle (les vêtements anti-froid) est balancé au delà des grillages... Spectacle étonnant, des tas de sacs poubelles volent par dessus les têtes.

C’est parti je suis dans les 500 premiers coureurs probablement. En fait comme je cours lentement et beaucoup au moral, ça me ferait chier de me retrouver seul d’entrée de jeu, à la queue, et d’avoir l’impression de ramer. Déjà à Tours, c’était bien, cette sensation d’être en peloton dense pendant plusieurs Km. Longtemps.

Là je ne m’y attendais pas, le peloton va durer... jusqu’à la fin !!!

Départ donc sur le pont d’Iéna, et hop ça monte pour contourner le Trocadéro (le trou qu’a des roues, sacré Congy, elle était bien bonne). Un premier Orchestre et j’ai les larmes aux yeux, purée ce que c’est canon les encouragements musicaux c’est impressionnant... avenue Foch, assez beaux quartiers, puis on plonge dans le bois de Boulogne. Longue ligne droite. Je m’arrête soulager ma vessie un peu. Enfin j’arrive prés de la porte de Boulogne. C’est chez moi. Je distingue mon Bun’s avec son Gap et le numérique qu’elle arme et elle prend une photo. Je passe à coté en l’embrassant du regard. Ca fait tant de bien de la voir là. Tout se justifie soudain. Nous passons devant l’hippodrome d’Auteuil puis porte d’Auteuil. Une pensée pour mon pote Jül qui habite dans le coin.

Ravitaillement du 10 Km j’ai envie de prendre une pastille de vitamine, inaccessible, dans la pochette qui entoure ma taille. Je m’arrête et pose sur le pare-brise de la camionnette de la police garée là, ma bouteille d’eau prise quelques minutes avant au stand. Le flic me fusille des yeux « Vous vous croyez où Monsieur ? » Je m’excuse et repart.

Une femme chante au micro. Bun’s me dira plus tard avoir été là mais m’avoir loupé... Nous rejoignons donc le 16° rue de Versailles puis les quais. Les Km 10,11,12 ne réveillent pas la douleur de mon genou je suis secrètement super content.

Aux ravitaillements je bois peu, je me force, et je mange peu (je suce deux quarts d’orange...). Nous remontons vers le nord, la tour Eiffel apparaît au loin, il va falloir que nous la dépassions, que nous continuions jusqu’aux Tuileries, puis que nous revenions sur elle par la rive droite, c’est un peu déprimant ce tracé tout en longueur et en même temps c’est chouette car c’est bord de seine et.... en peloton...

Une nana sur ma droite court en effectuant trop bien les gestes du coureur. Genou qui monte balancier des bras ultra régulier, visage très concentré, bref elle va craquer c’est clair. Son gus n’arrête pas de la motiver « Aller Muriel, il ne te reste que la distance que tu effectues à l’entraînement » « Allez Muriel, c’est tranquille on garde le rythme » « Allez Muriel patati patata ». « Ben ou elle est Muriel ? »...Un coureur le dépasse... « Elle s’est arrêtée, elle marche ». dit-il. Je ne le reverrai pas ni elle d’ailleurs.

Il faut passer sous les ponts, ça descend puis ça remonte, ça casse un peu. De l’autre coté de la seine il y a déjà le flux des prédécesseurs. Dans le virage pour passer le pont, des pompiers joyeux applaudissent à tout rompre. Enfin la dernière distance, les derniers km, en ligne quasi droite, puisqu’il s’agit des quais rive gauche. Le silence règne dans la course. Tout à coup sur un arceau gonflé l’information, Tour Eiffel 1 Km.

Mon bun’s est là c’est trop bien.........

C’est mon deuxième 20 KM, 3 semaines après le premier à Tours, et trois entraînements (7 Km deux fois et 11 Km dans la semaine), le temps final est à peine meilleur, 5 minutes de mieux, la différence c’est surtout l’état général.

Temps 2h06m25s

11043éme sur 12530 à l’arrivée.

2810éme sur 3079 à l’arrivée dans mas catégorie (VH1)

Toutefois l’idée que les marathoniens doivent se taper encore 22 km sans s’arrêter me laisse pantois....

Krusti.

Le CR du Bun’s.

Dimanche 19 octobre 2003

Il est 9h 30 lorsque je me lève, ce qui est un petit peu tôt pour moi et surtout un dimanche matin mais j’ai promis à Krusti d’aller le voir à ses 20 km de Paris qui passe juste en bas de chez nous, à la Porte de Boulogne.

Le temps est beau, le fond de l’air est frais. J’y suis à 10 h 15, mais déjà il y a un flot ininterrompu de coureurs qui bifurquent pour rentrer dans le Bois de Boulogne vers la Porte d’Auteuil. Une petite angoisse : l’ai-je déjà loupé ? Non,je me rassure, selon les temps faits à l’entraînement, il n’est pas encore passé.

Il n’y a pas de bruit de circulation, juste le battement des semelles sur le bitume, c’est calme et le bruit limite hypnotique. Parfois une injonction des bénévoles de la circulation pour réguler un goulet d’étranglement. Les coureurs n’occupent que la moitié de la chaussée, puis soudain, une rumeur, ils arrivent beaucoup et toujours plus nombreux, la chaussée entière ne leurs suffit plus : ils déboulent de partout, entre les voitures stationnées, et débordent sur les trottoirs en falun. Des tricheurs coupent sous les huées.

Une femme m’interpelle : « Pourquoi y’a pas de femme ? » Moi : « Si, si, y’en a quelques-unes ». Y’en a certes, mais elles ne sont pas nombreuses. Elle en voit une : elle semble rassurée. Je mate les coureurs : un black habillé en pirate, les coureurs handisports, ceux qui portent des drapeaux ou des ballons accrochés à la culotte.


Soudain Krusti paraît, me fait un signe de la main, il est souriant, détendu. Je me positionne pour le prendre en photo. En parfaite ligne de mire, quand un Pedro surgit de nulle part s’interpose. Grrr ! .Je sais que la photo est ratée. Krusti ralentit, me parle me sourit mais je suis muette de stupeur et de dépit. Un signe et il disparaît dans un virage.

La dame de tout à l’heure, me sourit, elle voit bien que j’ai pu apercevoir la personne que j’attendais. Je remarque son appareil photo et lui demande ce qu’il en est pour elle : elle attend sa fille : je comprends mieux son angoisse devant la sous représentation féminine, je lui souhaite bon courage et Direction Porte d’Auteuil, juste après le ravitaillement.

Une femme avec une sono met l’ambiance : Marcia Baila des Rita Mitsouko, Mets de l’huile … Le caniveau est jonché de bouteilles d’eau et de peaux d’oranges.

Le pirate de tout à l’heure, l’homme au drapeau aussi, j’espère Krusti mais les minutes passent, j’abandonne et je file en tromé à la Tour Eiffel.

En sortant du métro, je croise des coureurs, ils ont déjà fini. Ils rentrent seuls chez eux. Je hâte le pas. Je me positionne 50 mètres avant l’Arrivée. Je me focalise sur la gauche. Le temps passe. Un « Buns ! », il vient de passer au milieu, petite photo à l’arrachée avec un Krusti qui me salue en se retournant. Je sprinte vers l’arrivée et une photo de mon Boub en action.

Retrouvailles, Bisous et retour à la maison en scooter.

Bun’s



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