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Marathon de La Rochelle 2008 (17)

dimanche 30 novembre 2008, par Buns

Marathon de La Rochelle -42,195km- 30 novembre 2008. Temps : 3h50’23"

La fin de mon RDS n’a pas été géniale : dégoûtée à l’idée de manger la moindre pâte.
L’angoisse m’envahit peu à peu : j’ai l’estomac noué, le samedi impossible de petit-déjeuner
ni de déjeuner. Je prie pour que le malto soit aussi efficace que l’absorption de glucide solide.
Ma crève touche à sa fin mais elle m’a bien pourri la tête.

Dimanche matin : le ciel est plombé, il fait froid et y’a du vent. J’ai mal dormi.
Je suis pas super heureuse d’être là. Dans le sas des filles des VH2et+, j’ai moins froid.
Le départ donné, je me débarrasse rapidement de mon sac protecteur et de mon pull pensant rapidement
me réchauffer en courant : quelle erreur !
Je cours sans envie en me disant que ça va être long.
J’ai, dès le début, abandonné l’idée de courir en matant les puls : elles étaient honteusement hautes,
je me cale sur du 5 :20 au kilo avec plus ou moins de bonheur.

Le 5éme kilo est dépassé avec un temps prévisionnel annoncé de 4h21 : je tire un peu la tronche,
je sais bien qu’il reste 37 bornes mais quand même !
C’est le 2éme marathon, j’ai une petite idée de ce qui m’attend : je guette la moindre gêne,
tiraillement, raideur, douleur dans les chevilles, les genoux, les mollets, les quadris,
le dos : Qui est-ce qui va pourrir la fin de mon marathon ?.
Au 10e kilo, le temps prévisionnel est de 4 :07 mouais ça baisse mais bon. On revient vers
le centre ville, le public est présent et généreux.
C’est au 12éme que je dépasse le ballon des 4h. ça va tout de suite mieux. Même le temps semble s’éclaircir,
je suis contente d’être là, je retrouve les sensations du MDP. Les mollets tirent un peu quand même je trouve.
Retour vers port (kilo 15, le temps prévisionnel tombe à 3h57) avec la team de supporters qui fait du bien
(Krusti, Houdini, Bobi, Chipie33, MissF@bien) et le chassé-croisé de coureur (j’encourage Angelo).
Le semi arrive après la glaçante petite boucle quartier des minimes : je ne me sens pas si fraîche que cela,
j’appréhende la seconde partie, je ne m’imagine pas tenir l’allure. Finalement je maintiens le rythme mais c’est super dur au niveau des mollets et des quadris.
Au kilo 23km je régurgite en courant mon bol alimentaire, manquant de m’étouffer : Ok, j’ai compris la leçon,
finis mes conneries alimentaires et les 4 crêpes beurre-sucre du goûter de la veille.
Mes bras ont la chair de poule, j’ai la goutte au nez en permanence et les narines en feu.
Mes lombaires commencent à me chatouiller sévèrement. Pourtant le temps prévisionnel baisse : 3h51.
La seconde boucle présente une variante par un bout de parc, ça bouchonne un peu.
A nouveau le port, les supporters toujours présents. La dernière boucle toujours aussi glacée et aux quatre
vent s’annonce difficile.
Je cours jusqu’au 38éme, et là c’est plus possible, mes mollets trop douloureux m’obligent à marcher.
J’alterne trottinement et marche jusqu’à l’arche annonçant le dernier kilo : je me force à courir.
Dernier passage devant la team de supporters : finis les sourires, bonjour les rictus.
Le final est pourtant grandiose : la foule englobe les coureurs, on ne peut pas rester insensible aux
encouragements : mon prénom est prononcé toutes les deux secondes, y’a pas à dire ça booste, j’accélère.
L’arrivée en 3h50’24, l’arrêt soudain de l’effort, j’éclate en sanglot : si l’arrivée du MDP était en souriant,
cette fois ci, c’est les grandes eaux.
J’aspire qu’à une chose, être au chaud (je visualise le hall de l’hôtel, ses fauteuils rouges et son feu de cheminée).
Je sanglote et trépigne de douleur en faisant la queue pour rendre la puce, récupérer la médaille, la rose,
le coupe-vent, le sac ravito, la bourriche et la sortie au compte goutte de la zone d’arrivée.
L’hôtel est tout proche, je tombe dans les bras de mon Krusti, puis dans le fauteuil où m’assaillent des crampes
au mollet gauche : je pleure de douleur sous le regard épouvanté de Chipie33 : Si c’est comme ça un marathon,
je suis pas prête d’en courir un (non, non Christine, c’est pas que ça un marathon).
Pourtant une fois réchauffée, douchée, les fraises tagada mangées, je suis la plus heureuse.
Mon temps secret était de 3h47 parce je trouvais qu’avec mes records sur 10 et semi (47’32 et 1h47’05),
ça faisait joli : bon bah c’est mort !
C’est un marathon plus douloureux que le premier, mais la satisfaction du résultat et de la distance
courue reste intacte.

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